L'Art du loup

Nico la Cravache ? Ce fut une légende dans la ville. Il avait des tendances à s’isoler dans sa baraque, pour songer disait-il. Préservant ses secrets. Il y a des intimités qu’il ne faut mieux pas pénétrer, même si la porte demeure entre-ouverte. Je me souviens qu’à cette époque il caillait pas mal, et lorsque le Nico s’extirpait dehors pour se trimballer sur le boulevard, la populace ne pouvait guère le rater. Il avait fière allure avec sa fourrure sur les épaules et son cigare entre les ratiches. Toujours accompagné d’un gusse pour lui tenir son parapluie quand il neigeait, pleuvait ou plombait. On béquetait souvent ensemble le soir. Un type généreux mais fallait pas le secouer. Sinon ça finissait en rififi, à coups de torgnoles dans la tronche, et puis il n’avait pas des paluches de bonne femme. Nico la Cravache…mort. Crise cardiaque. Étonnant, c’était plutôt lui qui donnait des sueurs froides.

Nico la Cravache ? Ce fut une légende dans la ville. Il avait des tendances à s’isoler dans sa baraque, pour songer disait-il. Préservant ses secrets. Il y a des intimités qu’il ne faut mieux pas pénétrer, même si la porte demeure entre-ouverte. Je me souviens qu’à cette époque il caillait pas mal, et lorsque le Nico s’extirpait dehors pour se trimballer sur le boulevard, la populace ne pouvait guère le rater. Il avait fière allure avec sa fourrure sur les épaules et son cigare entre les ratiches. Toujours accompagné d’un gusse pour lui tenir son parapluie quand il neigeait, pleuvait ou plombait. On béquetait souvent ensemble le soir. Un type généreux mais fallait pas le secouer. Sinon ça finissait en rififi, à coups de torgnoles dans la tronche, et puis il n’avait pas des paluches de bonne femme. Nico la Cravache…mort. Crise cardiaque. Étonnant, c’était plutôt lui qui donnait des sueurs froides.

Il y a 1 jour

On se modernise, en apparence. Mais derrière soi, plane la désespérance.
Un art dévergondé, dans une folie avortée.
J’ai la larme facile mais je ne pleure jamais.
Un pas en arrière et je suis submergé.
Une fourgonnette m’attend, pour fuir, nulle part.
Halte à la vie. Je scrute l’horizon, à la recherche d’un bonheur passé.
Pendant que certains rêvent d’avoir des gosses ; moi j’ai des rêves de gosse.
L’innocence des hommes est un espoir.
Amicalement je suis à la rue, musicalement je vous salue.

Il y a 3 semaines

Le Loup et la Dame de Cœur :    Il était une fois une naïve jeune fille qui avait tant de chagrins qu’elle en pleurnichait jadis, seule, recroquevillée dans son coin. Un soir, elle en eut marre de dormir le cœur triste, alors elle essaya de se prouver qu’elle existe. Tendre anecdote qui claironna la naissance de la Dame de Cœur.     Fâchée des hommes, le cœur endurci, devenue jalouse et faucheuse de celui-ci. Écorchée et arrache-cœur, de sa hache ensanglantée, elle les découpait en morceaux dans sa douce forêt, propageant chagrin et infidélité.     Pour Dame Nature Dame de Cœur devint indispensable, un équilibre de l’Amour : concept rêveur de braves gens dépourvus. Ce pourquoi la nature lui offrit refuge dans l’une de ses vastes forêts ; ainsi qu’une façade bien gentille et trompeuse. Trompeuse pour mieux régner. Mais le règne ne dura qu’un temps, le loup rôdait…On touche au cœur de notre histoire, un battement de trop et il sera trop tard.    Le loup solitaire, de son statut précaire, a perdu depuis bien longtemps ce précieux battement. Autrefois ensorcelé, il fut emprisonné par les légendes à errer les forêts et les royaumes d’antan, devenant le cauchemar vivant des petits enfants. Le cœur du fauve eut été fauché par notre Dame de Cœur. Quoi de plus valorisant que de conserver dans son tableau de chasse le cœur de Sire loup, adepte des proverbes de la populace.     L’animal songea à sa révolte : sans cœur il ne put mourir et mettre fin à cet envoutement vagabond. Qu’il soit amoureux, rongé ou de pierre, un cœur est toujours à retardement. Voler sa vie pour sauver sa mort, voilà ce que le loup alla chiner en pénétrant le royaume de la Dame. « Quel beau défi que d’affronter cette jolie. », cogita celui-ci.     La bataille s’engagea. Dans un premier temps le loup égara les cavaliers. Quant aux valets ? Il n’en fit qu’une bouchée. Le roi étant bien ingrat envers sa reine, oublions-le pour notre conte.     Une fois les cartes redistribuées, la partie d’échec put débuter. La bête pista la bouchère jusqu’à son auguste repère. Celle-ci était de retour d’un braconnage de l’amour. Chasseuse chassée. Le loup, vautré au sol, guetta le moment opportun afin de lui chouraver son précieux larcin.    La Dame de Cœur fleura la présence du mâle : « Vous cachez bien votre jeu Sire loup, mais le cache-cache n’est qu’un leurre que le temps déniche bien vite. » Le fauve vit un cœur qui semblait se débattre au sol. Attrape-cœur loup ! Celui-ci s’apprêta à bondir pour venir au secours de son trépas…Peu de gens bravent la mort, puisqu’elle s’achève souvent d’une fin sans accords. Par peur ils ont tort, car pour le loup maudit c’est la mort sans fin pour toute une vie.

Le Loup et la Dame de Cœur :

    Il était une fois une naïve jeune fille qui avait tant de chagrins qu’elle en pleurnichait jadis, seule, recroquevillée dans son coin. Un soir, elle en eut marre de dormir le cœur triste, alors elle essaya de se prouver qu’elle existe. Tendre anecdote qui claironna la naissance de la Dame de Cœur.
    Fâchée des hommes, le cœur endurci, devenue jalouse et faucheuse de celui-ci. Écorchée et arrache-cœur, de sa hache ensanglantée, elle les découpait en morceaux dans sa douce forêt, propageant chagrin et infidélité.
    Pour Dame Nature Dame de Cœur devint indispensable, un équilibre de l’Amour : concept rêveur de braves gens dépourvus. Ce pourquoi la nature lui offrit refuge dans l’une de ses vastes forêts ; ainsi qu’une façade bien gentille et trompeuse. Trompeuse pour mieux régner. Mais le règne ne dura qu’un temps, le loup rôdait…

On touche au cœur de notre histoire, un battement de trop et il sera trop tard.

    Le loup solitaire, de son statut précaire, a perdu depuis bien longtemps ce précieux battement. Autrefois ensorcelé, il fut emprisonné par les légendes à errer les forêts et les royaumes d’antan, devenant le cauchemar vivant des petits enfants. Le cœur du fauve eut été fauché par notre Dame de Cœur. Quoi de plus valorisant que de conserver dans son tableau de chasse le cœur de Sire loup, adepte des proverbes de la populace.
    L’animal songea à sa révolte : sans cœur il ne put mourir et mettre fin à cet envoutement vagabond. Qu’il soit amoureux, rongé ou de pierre, un cœur est toujours à retardement. Voler sa vie pour sauver sa mort, voilà ce que le loup alla chiner en pénétrant le royaume de la Dame. « Quel beau défi que d’affronter cette jolie. », cogita celui-ci.
    La bataille s’engagea. Dans un premier temps le loup égara les cavaliers. Quant aux valets ? Il n’en fit qu’une bouchée. Le roi étant bien ingrat envers sa reine, oublions-le pour notre conte.
    Une fois les cartes redistribuées, la partie d’échec put débuter. La bête pista la bouchère jusqu’à son auguste repère. Celle-ci était de retour d’un braconnage de l’amour. Chasseuse chassée. Le loup, vautré au sol, guetta le moment opportun afin de lui chouraver son précieux larcin.
    La Dame de Cœur fleura la présence du mâle : « Vous cachez bien votre jeu Sire loup, mais le cache-cache n’est qu’un leurre que le temps déniche bien vite. » Le fauve vit un cœur qui semblait se débattre au sol. Attrape-cœur loup ! Celui-ci s’apprêta à bondir pour venir au secours de son trépas…

Peu de gens bravent la mort, puisqu’elle s’achève souvent d’une fin sans accords. Par peur ils ont tort, car pour le loup maudit c’est la mort sans fin pour toute une vie.

Il y a 1 mois

“Roupillant dans mon plumard, celui-ci m’achemine. Débarque une foule qui se met à jacter et froufrouter autour de moi. Après d’amples politesses hypocrites et de salutations distinguées, voila qu’ils me balancent des gerbes sur ma frimousse. J’apprécie qu’on me jette des fleurs mais là ils abusent fortement. On ne peut guère se reposer paisiblement. A soupçonner que je fis exprès de clamser !”

Roupillant dans mon plumard, celui-ci m’achemine. Débarque une foule qui se met à jacter et froufrouter autour de moi. Après d’amples politesses hypocrites et de salutations distinguées, voila qu’ils me balancent des gerbes sur ma frimousse. J’apprécie qu’on me jette des fleurs mais là ils abusent fortement. On ne peut guère se reposer paisiblement. A soupçonner que je fis exprès de clamser !

Il y a 1 mois

I hide myself - within my flower,

That fading from your Vase -

you - unsuspecting - feel for me -

Almort - a loneliness -

-

Je me cache - dans ma fleur,

Pour, me fanant dans ton Urne -

T’inspirer - à ton insu - un sentiment -

De quasi - solitude -

Emily Dickinson

Il y a 1 mois

“Mon métier : c’est de buter des gens et je vous emmerde ! Je n’ai pas honte de ce que je fais ni même de ce que je dis. Ce n’est pas honorable non plus. Mais croyez-vous vraiment que l’ouvrier il est fier de ce qu’il fait ?!! J’en suis pas si sûr. Et les politiciens, avides de pouvoir, croyez-vous qu’on peut-être fier d’eux ? Et les juges qui balancent des hommes en prison ? Et vous tous autour ?!! Alors arrêtez de me barber avec votre conscience. Au moins mes victimes je les expédie directement au Paradis. Je n’ai jamais loupé qui que ce soit. Avec moi, il n’y a pas d’aller-retour ni à l’hôpital, entrain d’agoniser ; ni au tribunal, à se farcir les entrepreneurs de morale ; ni même en Enfer. Ton aller il sera dans le cercueil et ton retour c’est Dieu qui décidera…s’il subsiste. Dans mon monde on s’encule mais dans le votre on s’emmerde.”
Joe Calibre

Mon métier : c’est de buter des gens et je vous emmerde ! Je n’ai pas honte de ce que je fais ni même de ce que je dis. Ce n’est pas honorable non plus. Mais croyez-vous vraiment que l’ouvrier il est fier de ce qu’il fait ?!! J’en suis pas si sûr. Et les politiciens, avides de pouvoir, croyez-vous qu’on peut-être fier d’eux ? Et les juges qui balancent des hommes en prison ? Et vous tous autour ?!! Alors arrêtez de me barber avec votre conscience. Au moins mes victimes je les expédie directement au Paradis. Je n’ai jamais loupé qui que ce soit. Avec moi, il n’y a pas d’aller-retour ni à l’hôpital, entrain d’agoniser ; ni au tribunal, à se farcir les entrepreneurs de morale ; ni même en Enfer. Ton aller il sera dans le cercueil et ton retour c’est Dieu qui décidera…s’il subsiste. Dans mon monde on s’encule mais dans le votre on s’emmerde.

Joe Calibre

Il y a 2 mois

Depuis mon plus jeune âge ;
Je me fais sage comme cette image ;
Digne présage ;
D’un avenir sans plage.


Un jour d’automne, j’abandonnai l’arbre comme une feuille. Me laissant guider, par vents et marées, jusqu’à mon deuil. Sans jamais toucher le sol, la pauvreté en seuil. N’ayant jamais eu les pieds sur terre, j’ai vécu la tête en l’air. Pensant souvent me foutre en l’air, l’alizé respire et ne me balada guère sous terre.
Les saisons se bouleversent ; la pesanteur me délaisse ; je crapahute sur les feuilles. Une derrière marche à gravir. Errance solitaire. Saut dans le vide, avant que la tempête l’emporte.


Dans le fond un homme se sent toujours seul.

Bouboule le Poète

Il y a 2 mois

Il y a 3 mois

La pensée prolifère un triste mélange. Mélancolie nostalgique d’une sensation perdue. Si l’on ôte faut-il savoir retrouver et ce cheminement s’éternise fort. Ô passé, je chérirai de te rejoindre dans un futur avoisinant. L’espoir c’est la peur, le désespoir c’est le cœur. Sorcière ! Prodigue-moi ton dernier sort, en retour tu connaîtras mon ardeur. Le Loup préserve sa meute jusqu’au bout de l’émeute.

La pensée prolifère un triste mélange. Mélancolie nostalgique d’une sensation perdue. Si l’on ôte faut-il savoir retrouver et ce cheminement s’éternise fort. Ô passé, je chérirai de te rejoindre dans un futur avoisinant. L’espoir c’est la peur, le désespoir c’est le cœur. Sorcière ! Prodigue-moi ton dernier sort, en retour tu connaîtras mon ardeur. Le Loup préserve sa meute jusqu’au bout de l’émeute.

Il y a 3 mois

“Un môme sur la place au pied des cocotiers anglais veut me sucer. Elle a les yeux qui chavirent. Elle mourra demain après-demain. La came lui pleure des yeux. Se faire faire une pipe sous les cocotiers anglais par fille misère. Avec du vent mouillé qui rend la nuit immense. Au loin les lumières du port. Elle a les épaules d’une gazelle brisée. Je ne serai pas saisi par la débauche. Comme le marin rêveur. Je continue mon chemin dans la nuit.”

Richard Bohringer

Il y a 3 mois

Ô humanité, j’irai cracher sur vos tombes. Reniflez pendant qu’il en est encore temps car Dame Nature corrigera bientôt ses bavures, pendant que mon amie la faucheuse vous filoche. Considérez-moi comme la magistrate qui pointe sa tronche pour rendre son verdict et épier qu’on achève la besogne proprement. Ici-bas on entend trop souvent que la vie est partiale. Foutaise. La vie est juste. C’est l’humanité qui est injuste. Bande d’ingrats ! Vous avez créé des lois, des sociétés, des cultures, des civilisations, pour des clopinettes et une telle débauche en définitif. Je constate que chez vous le temps part en vrille. Les vieux piquent du nez pendant que les jeunes niquent à l’ancienne. Les gens sont sales de l’intérieur et ça se voit à l’extérieur. Chère audience, à force de couiner comme des pucelles en chaleur, vous allez sangloter pour de bon. Le trépas vous bénit de ses bras. Le baiser du diable. La dernière valse avant l’apocalypse. L’enfer avant la mort. Quand ta vie fut malheureuse ta mort est alors joyeuse. Pour les dépressifs c’est le jour de fête, quant aux intégristes, je les colle pour perpète. Sachez qu’à la naissance nous ne sommes que peu de chose. L’enfance écorche la rose. Fini la chance c’est plus morose. Il y a de la mort après la vie.

Agatha l’Apocalypse

Il y a 3 mois

L’automne est de passage ;L’humidité est de rigueur ;Les enfants ne sont pas sages ;Il faut faire preuve de pudeur.

L’automne est de passage ;
L’humidité est de rigueur ;
Les enfants ne sont pas sages ;
Il faut faire preuve de pudeur.

Il y a 3 mois

Il y a 3 mois

“Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux.”

Samuel Beckett

Il y a 3 mois

La sensualité de ses lèvres tatoue le verre de vin rouge. Le pacha, fumant son cigare, brouille les pistes. Vautré dans son canapé, il l’adopte du regard. Le parfum de chacun se mélange et s’associe dans un velouté de médisance. La musique ambiante scelle la culture de l’époque. Rock with you. Les douze coups de minuit alarment mais sa montre retarde et le crime de la femme fatale retentit d’un simple clic.

Il y a 4 mois